Le coing

Un fruit qui va vous en boucher un coin(g) !

Histoire

Cousin du pommier et du poirier, le cognassier, ou Cydonia oblonga, forme des fruits jaunes à pépins appelés coings.

Supposé être originaire du « croissant fertile » (en particulier au niveau de la Perse, d’Anatolie, voire du Caucase), le coing est connu depuis la Grèce Antique sous le nom de « pomme de Cydon » ou « poire de Cydonie ».
La variété la plus appréciée reste celle qui provient de la région de La Canée au nord de l’île de Crête.

Cultivé depuis 4000 ans, les Grecs l’utilisaient en offrandes lors des mariages et les Romains s’en servaient comme parfum. En France, à l’époque médiévale, ses pépins étaient utilisés en parfumerie, mais aussi en médecine pour soigner la diarrhée, la toux et le mal de gorge principalement.

Aujourd’hui, on le trouve en automne partout en Europe.

Atouts MIAM

Le coing est pauvre en sucre, tandis que les lipides et les protéines sont à l’état de traces. Ceci en fait un aliment peu calorique (240 KJ/100 g ou 57 kcal/100 g).

Sa quantité importante de fibres facilite le transit intestinal.

Le coing est source de vitamines et de minéraux, en particulier du potassium. La vitamine C est en grande partie détruite par la cuisson du fruit.

Sa chair apporte également des substances polyphénoliques aux propriétés antioxydantes, notamment des tannins, responsables de sa saveur légèrement âcre et de son astringence. Ses tanins ne disparaissent pas même si le fruit est bien mûr, contrairement à d’autres fruits.

Composition nutritionnelle (pour 100 g cru)
Eau : 83,5 ml
Protéines : 0,5 g
Lipides : 0,1 g
Glucides : 13,4 g dont 6,3 g de sucres
Fibres alimentaires : 1,9 g
Calcium : 11 mg
Fer : 0,7 mg
Magnésium : 8 mg
Phosphore : 17 mg
Potassium : 197 mg
Vitamine C : 15 mg
Vitamine B9 : 3 µg

Bien-être

On attribue traditionnellement au coing des propriétés anti-diarrhéiques par la présence de fibres et de tanins.
Ces-derniers vont ralentir le transit intestinal et protéger les muqueuses intestinales, tandis que les pectines (fibres végétales) agissent en retenant l’eau.
Enfin, la présence de fibres contribuerait également à prévenir le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’obésité.

Variétés

Il existe deux groupes pour classer les coings : Cydonia oblonga piriformis (en forme de poire) et Cydonia oblonga maliformis (en forme de pomme).

En France, on rencontre principalement trois variétés de coings. Il en existe cependant une trentaine. Mais seules quelques-unes sont cultivées pour leurs fruits : le « Champion », le « Géant de Vranja », le « coing du Portugal ».

Bien que plus rares sur les marchés, le « coing Commun », le « coing de Provence » et le « coing de Bourgeault » sont également cultivés.

Sa pleine saison

On en trouve de Septembre à Novembre. Sa pleine saison est en Octobre.

Bien le choisir

Le coing a besoin de longues périodes de chaleur pour mûrir. Ne mûrissant que sur l’arbre, il se récolte le plus tard possible durant l’automne, une fois qu’il a atteint sa pleine maturité. Il doit dégager un parfum agréable, avoir une peau bien jaune, avec un fin duvet qui s’en va facilement en frottant. Il doit être bien ferme et intact.

Prix MIAM

En moyenne 2€30 le kg, et jusqu’à environ 4€ le kg pour le bio.

Dégustation

La présence de tanins confère des propriétés astringentes au coing, ainsi qu’une légère âcreté. Ainsi, le coing se consomme uniquement cuit, d’autant plus que sa chair crue est très dure.

Le coing est riche en arômes et en pectines et donne d’excellentes gelées et de pâtes de coing. Il se consomme également en confiture et en compote.

Il s’associe très bien avec les pommes et les poires. Le coing peut très bien accompagner une pièce de gibier, de volaille ou de viande (veau ou agneau).

Conservation

Pour mieux les conserver, déposez-les sans qu’ils ne se touchent sur des clayettes tapissées de papier journal ou de paille, et gardez-les dans un lieu aéré, sombre et frais (de 8 à 15 °C).
Le coing se conserve pendant plusieurs semaines. Il craint les chocs bien qu’il soit très dur.

Le saviez-vous ?

• Dans le calendrier républicain français, le 28ème jour du mois de Brumaire (soit le 18 novembre) est dénommé jour du Coing.

• Le Cotignac d’Orléans est l’une des spécialités les plus anciennes de la ville. Il s’agit d’une confiserie à base de pâte de coing, le plus souvent présentée dans une petite boite ronde en écorce d’épicéa appelée « friponne ».

• Les cognassiers marquent les limites des terrains et sont présents dans les haies en Gascogne.

• Le terme « marmelade », signifiait à l’origine « confiture de coing ». Il dérive du portugais « marmelada ».

• La pulpe du fruit devient rouge après un long temps de cuisson. En Espagne et en Amérique latine, il est cuit pour en faire un bloc de pâte rougeâtre connu sous le nom de « Dulce de membrillo ».

• Dans la cuisine marocaine, le coing est un ingrédient des tajines.

• Dans les Balkans, on fabrique une eau de vie de coing à 40 % appelé « rakia » ou « rakija », qui est à base de fruits fermentés.

Essayez de garder les bienfaits de ce fruit dans un coin(g) de votre tête !

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